Retour aux décisions réelles

Cas détaillé

Quand le diplôme devient une impasse

À 22 ans, un jeune diplômé termine un bachelor choisi quelques années plus tôt sous l’influence de son environnement familial et de l’attractivité de secteurs alors présentés comme particulièrement porteurs. Au moment d’entrer sur le marché du travail ou de poursuivre ses études, aucune des voies proposées ne lui paraît réellement convaincante.

Trajectoire professionnelle

Professionnel

La justesse d'une décision ne tient pas au hasard. Elle se construit avec méthode, lucidité et courage.

- L'équipe Alètezia

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Ce qui était réellement en jeu

Son bachelor obtenu, il devait désormais choisir : chercher un emploi, poursuivre en master, se spécialiser ou changer de domaine.

Depuis plusieurs mois, il consultait des offres, rencontrait des professionnels et explorait différentes formations. Aucune option ne provoquait suffisamment d’adhésion pour qu’il s’y engage réellement.

Les conseils reçus l’aidaient à identifier des métiers compatibles avec son diplôme, ses compétences ou son profil. Pourtant, la confusion persistait.

La question semblait être : que faire avec ce bachelor ?

Mais une autre question précédait celle-ci : sur quelles bases avait-il envie de construire sa trajectoire ?‍

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La difficulté réelle

Le choix de son bachelor remontait à une période où il disposait de peu d’expérience pour se représenter concrètement la vie professionnelle.

Sa famille valorisait fortement certaines filières perçues comme porteuses. Autour de lui, certains secteurs bénéficiaient également d’un fort effet d’attraction : métiers présentés comme prometteurs, formations populaires, discours sur les débouchés et nouvelles professions.

Son choix n’avait pas été imposé. Mais il avait été suffisamment influencé pour qu’il ne puisse plus distinguer clairement aujourd’hui ce qui relevait de ses propres aspirations et ce qu’il avait progressivement adopté comme allant de soi.

Trois ans plus tard, il cherchait une réponse personnelle à partir d’une décision dont les critères n’avaient jamais été véritablement personnels.

Le problème n’était pas qu’il avait choisi la mauvaise formation. C’était qu’il ne savait plus exactement ce qui l’avait conduit à la choisir.

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Ce qui devait être regardé

Les démarches d’orientation entreprises jusque-là partaient principalement de l’existant : son diplôme, ses compétences, ses centres d’intérêt déclarés et les débouchés accessibles.

Elles produisaient des possibilités. Elles ne résolvaient pas la décision.

Ce qui était visible : un bachelor terminé et plusieurs voies professionnelles possibles.

Ce qui influençait encore son jugement : le regard familial, l’attractivité sociale de certains métiers, la crainte de « perdre » trois années d’études et la recherche d’une voie rassurante.

Ce qui restait flou : ce qu’il attendait réellement du travail, les environnements dans lesquels il souhaitait évoluer et les contraintes qu’il était prêt à accepter.

Ce qui manquait : des critères suffisamment personnels pour départager des possibilités toutes défendables.

Multiplier les options n’aide pas nécessairement à décider lorsque les critères permettant de les départager restent eux-mêmes indéfinis.

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Ce qui a été structuré

Le bachelor a cessé d’être considéré comme le point de départ obligatoire de la décision.

Trois dimensions ont été distinguées :

  • l’héritage du choix passé : formation suivie, compétences acquises, expériences réalisées ;
  • les influences : attentes familiales, représentations sociales, effet de mode, peur de repartir autrement ;
  • les critères personnels : nature des activités recherchées, environnement de travail, autonomie, rapport aux autres, rythme, apprentissage, sécurité et perspectives souhaitées.

Les options ont ensuite été réexaminées à partir de ces critères, et non plus seulement à partir de leur continuité avec le diplôme.

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La décision

Il n’a pas décidé immédiatement d’un métier définitif ni engagé une nouvelle formation pour prolonger mécaniquement son bachelor.

Il a choisi une première expérience professionnelle lui permettant de tester plusieurs hypothèses devenues importantes pour lui, tout en évitant de fermer prématurément d’autres trajectoires.

Le choix ne devait plus répondre à la question : « Que puis-je faire avec mon diplôme ? », mais à une autre : « Qu’ai-je besoin d’apprendre sur moi-même et sur le travail pour pouvoir décider de la suite ? »‍

La décision n’était pas encore de choisir sa carrière. Elle était de choisir l’expérience qui lui permettrait de mieux décider de sa carrière.

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Ce que cela a changé

Le bachelor n’était plus perçu comme une trajectoire à poursuivre coûte que coûte, ni comme trois années perdues s’il décidait de bifurquer.

Il devenait un acquis parmi d’autres.

Certaines options auparavant considérées comme évidentes ont perdu de leur attrait. D’autres, moins directement reliées à sa formation, sont devenues envisageables.

Surtout, il ne cherchait plus à obtenir d’un conseiller, d’un test ou de son entourage la réponse à la question de son avenir professionnel.

Il commençait à construire les critères lui permettant de produire lui-même cette réponse.

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Lecture Alètezia

L’orientation suppose souvent qu’il existe quelque part une correspondance à découvrir entre un profil, une formation et un métier.

Mais lorsque le choix initial de formation a été fortement influencé, partir du diplôme peut prolonger la confusion au lieu de la résoudre.

L’influence familiale ou sociale n’invalide pas nécessairement le choix effectué. Elle impose en revanche de distinguer ce qui a été hérité, adopté ou réellement choisi.

Et lorsqu’un jeune diplômé manque encore d’expérience pour définir une trajectoire durable, la bonne décision peut ne pas être de choisir immédiatement une destination.

Elle peut consister à choisir la prochaine expérience qui produira les informations dont il a besoin pour décider ensuite.‍

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Ce qui aurait pu se passer (sans structuration)

Il aurait pu poursuivre en master principalement parce qu’il ne savait pas quoi faire d’autre.

Il aurait également pu accepter le premier emploi correspondant directement à son bachelor, puis découvrir plusieurs mois plus tard que le métier lui convenait aussi peu que les autres options envisagées.

Chaque nouvelle hésitation aurait alors pu déclencher une nouvelle recherche de conseils, de tests ou de formations.

Le risque était de prolonger une trajectoire construite par continuité : un choix initial peu interrogé produisant le choix suivant, puis le suivant encore.‍

Le risque n’était pas seulement de choisir une mauvaise voie. C’était de continuer à laisser une décision ancienne décider des suivantes.

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Verbatim

« J’avais terminé mes études. Le problème, c’est que je ne savais toujours pas pourquoi je les avais choisies. »

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Et vous ?

Si vous vous reconnaissez dans cette situation, il est probable que votre décision nécessite une structuration.

Nous révélons le réel.
Nous structurons la décision.
Vous en assumez la responsabilité.

Décider n'est pas un moment.
C'est une force que l'on choisit de maîtriser.

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